Un kiné pas comme les autres

Il y a presque 3 mois, je suis passée en partie à travers le plancher de mon grenier. Je me suis rattrapée sur un bras, restant suspendue une jambe dans le vide. Plus de peur que de mal, quelques bleus et une douleur à l’épaule qui se transformera en tendinite. Ca m’a valu la reprise la plus courte de l’histoire : après 14 mois d’absence, j’ai repris le travail 2 j ours avant d’être arrêtée 1 semaine à cause de cette chute (et sur le coup j’étais bien contente!).

La douleur persistant, j’ai droit à quelques séances de kiné. Sur les conseils d’une collègue, je prends rdv chez son kiné. Le contact passe bien, il m’explique qu’il a une approche globale du corps et ne se contentera pas de travailler sur la zone douloureuse. Ca me va. La séance se passe, inévitablement, je parle de mon parcours pour avoir mes enfants. Evidemment, il y voit un lien avec les tensions qu’il trouve un peu partout et qu’il s’efforce de dénouer.

Vient l’heure de faire le dossier et là, il m’annonce que chaque séance me coûtera 17€ (en plus de la part prise en charge par la sécu). Evidemment normalement il en parle avant, mais là il a oublié. Ca se justifie par le temps des séances un peu plus long et l’approche globale. Soit.

Mais là dans ma tête, il y a eu comme un bug. J’ai senti les larmes monter, et je n’ai pas pu les retenir. Sans trop comprendre pourquoi sur le coup, mais finalement si.

Après toutes ces années à débourser pour tout et n’importe quoi en désespoir de cause (Reiki, hypnose sous plusieurs formes, acupuncture, bilan énergétique, kinésio, ostéo,…) me voilà à devoir continuer encore et encore. Je pensais en avoir fini avec ça, mais non. Ce parcours est ancré en moi au sens propre du terme on dirait et je dois encore payer pour espérer aller mieux. Mais irais-je vraiment mieux après ça? J’ai l’impression d’être toute cassée de partout, physiquement (beaucoup de douleurs dont je n’ai même plus conscience tant elles font partie de moi pour certaines) et psychologiquement. Je ne doute pas que ces séances me fassent du bien sur le coup, mais ensuite sur le long terme? Une nouvelle contrariété, un mauvais mouvement et voilà tout reviendra. J’ai le sentiment qu’il me faudrait des séances à vie pour maintenir mon corps à flot.

Et pourtant, j’avais le sentiment d’aller mieux, de mieux gérer mes émotions. Je focalise beaucoup moins sur ce désir d’une nouvelle grossesse qui me travaillait tant il y a encore quelques mois. J’ai plus ou moins accepté qu’il n’y en aurait pas d’autre. Mais de me retrouver comme une quiche à pleurer devant la facture du kiné me fait dire que non ça ne va pas encore tout à fait bien.

Bon la fatigue accumulée par les nuits agitées d’une Gaufrette qui ne fait toujours pas ses nuits et la séance en elle-même y sont sûrement pour quelque chose, mais quand même.

Ma Gaufrette a eu un an. Je n’ai même pas pris le temps d’écrire l’article que je voulais pourtant faire (vous y aurez peut-être droit à retardement, ou pas, on verra). Totalement dépassée Miss Mousse, heureuse dans sa nouvelle vie, mais débordée! J’essaie de privilégier le sommeil à l’écriture et à plein d’autres choses pas tout à fait indispensables mais qui commencent à me coûter.

Bref, un an après, je suis encore là à devoir gérer les conséquences de ce parcours et les traces qu’il a laissées (et pourtant je suis loin d’avoir le parcours le plus difficile). Quand est-ce que ça s’arrête?

J’y pense que rarement mais petit à petit je me rends compte de ce que toutes ces épreuves ont changé dans notre vie. Il y a du positif, mais pas que. La psy que j’ai commencée à voir il y a 2 mois m’aide à ouvrir un peu les yeux sur ce qui n’est pas tout à fait normal dans ma vie, sur tout ce que j’ai mis de côté pendant ces années. Encore un poste de dépense lié ce parcours d’ailleurs.

Je me rends compte que ce n’est pas un article très intéressant, mais j’avais besoin de l’écrire parce que ma réaction m’a surprise, je ne m’attendais pas à ça.

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Se réconcilier avec son corps

Vous connaissez la fille complètement maso qui après des années à devoir se rendre à l’hôpital très régulièrement pour divers examens, contrôles, interventions et autres joyeusetés, après y avoir séjourner plusieurs semaines pour elle et pour ses petits bouts, décide de son propre chef d’y retourner? Et bien c’est moi!

Je l’ai déjà évoqué ici, l’infertilité, les fausses-couches, les grossesses trop courtes puis l’échec de mes 2 tentatives d’allaitement m’ont amenée à en vouloir à mon corps qui me refusait ce qui comptait le plus. Et puis c’est passé, parce qu’au final, qu’il l’ait voulu ou non, il me les a donnés mes enfants et il a morflé pour ça.

Du coup, mon rapport à mon corps est assez sain, enfin je crois, la plupart du temps. Je l’ai jamais vraiment aimé, mais ne le déteste pas non plus. J’ai appris à m’accepter telle que j’étais, imparfaite mais pas trop complexée pour autant. Surtout après la naissance de Mini Mousse, je me suis beaucoup détachée du regard des autres. Mon apparence n’est donc pas un grand sujet de préoccupation pour moi. Pourtant, il y a une chose que je veux changer chez moi depuis longtemps : ma poitrine. Sans avoir été vraiment complexée, j’ai réalisé il y a quelques années que ça avait grandement influer sur ma personnalité, mon rapport aux autres, sur la manière de m’habiller, de me tenir et au final sur ma féminité.

Paradoxalement, le fait d’avoir une poitrine (trop) généreuse a freiné ma féminité. N’osant pas l’exposer, j’ai pris l’habitude de rentrer mon thorax entre mes épaules et baisser la tête, pour ne pas la mettre en avant. J’ai aussi appris à éviter les décolletés plongeants et les vêtements trop près du corps. Quant aux soutiens-gorges, ils ne sont choisis qu’en fonction du maintien voire du confort mais jamais pour leur esthétique.

Je ne sais pas quand l’idée est venue s’installer, mais je me suis dit il y a longtemps, qu’une fois que j’aurai mes enfants, je me renseignerais sur l’opération de réduction mammaire. Déjà après Mini Mousse, j’ai commencé à en parler avec mon médecin parce que les douleurs dorsales étaient devenues permanentes. Mais tant que le « projet bébé » était en cours, ce n’était pas envisageable. Je ne me voyais pas me faire opérer et risquer de voir le résultat bouger avec une nouvelle grossesse (et encore moins reporter le projet pour une opération non indispensable), sans compter que ça risquait de nuire à l’allaitement. J’ai donc mis ça de côté en attendant de voir si mon rêve d’avoir un 2ème enfant se concrétiserait.

Et puis La Gaufrette est arrivé. L’allaitement bien qu’imparfait a encore un peu plus déformé cette partie de mon corps. Il ne s’agit plus seulement d’un problème de taille mais également de gravité. Ce n’est pas qu’une question d’esthétique, qui est loin d’être ma principale motivation, mais plus une question de confort. J’espère ainsi diminuer mes maux de dos, modifier ma posture, faciliter la pratique du sport, pouvoir choisir mes vêtement sur d’autres critères, porter un maillot de bain, me sentir à nouveau désirable et plus largement, m’assumer un peu plus en tant que femme (rien que ça!).

J’ai donc pris contact avec le service de chirurgie plastique peu de temps après la sortie de la Gaufrette de l’hôpital pour prendre des renseignements. Je crois que j’avais aussi besoin de projeter sur autre chose rapidement. Vu les délais de rdv (ça vaut ceux de la PMA), je n’ai pas attendu pour fixer le rdv avec le chirurgien. Après 2 rdv préparatoires, la date de l’opération est programmée début avril.

Si j’ai décidé d’en parler ici, c’est parce qu’évidemment, je fais un lien avec mon parcours. Cette opération représente une nouvelle étape importante. C’est un moyen de m’aider à tourner la page de ce chapitre si important de ma vie, les essais bébés. Si j’envisageais réellement une nouvelle grossesse, je ne me lancerais pas. Bien sûr, physiquement, cette opération n’empêche rien, mais dans ma tête, ce n’est pas compatible. C’est donc une étape de plus dans le cheminement de l’acceptation de la fin de l’aventure bébé.

Souvenirs souvenirs

Voilà bien longtemps que je n’ai pas écrit. J’en ai pourtant l’envie, les sujets ne manquent pas, j’écris d’ailleurs plein d’article dans ma tête, mais le temps me fait défaut.

Je reviens d’une semaine de vacances à la neige près de chez nous, où nous avons l’habitude d’aller chaque année. Les seules exceptions ont été 2014, après la naissance de Mini Mousse, et 2018, pendant la grossesse de La Gaufrette. On s’y sent chez nous. C’est là-bas que j’ai appris ma 6ème grossesse (l’avant dernière). La-bas que Mini Mousse a peut-être été conçue, pas loin de là où la Gaufrette l’a été également. Notre petit paradis à nous.

Cette année, nous sommes partis avec un couple d’amis avec qui nous partions souvent avant Mini Mousse. La dernière fois, c’était en 2013, dans ce même appartement. Et je ne sais pas pourquoi me retrouver là-bas avec eux, m’a renvoyé 6 ans plus tôt et m’a fait réaliser encore un peu plus le chemin parcouru.

Il y a 6 ans, nous étions donc au même endroit avec ces mêmes amis, le cœur dévasté par notre 1ère fausse couche. Le verdict était tombé 2 jours avant le départ. Le cœur de notre 1er petit embryon issu de la 3ème IAC après 3 ans et demi d’essai s’était arrêté, j’avais commencé à saigner, mais pas suffisamment pour qu’il sorte.

Je passais donc ma semaine de vacances à me demander si je n’allais pas me vider de mon sang sur les pistes. La journée, j’essayais de profiter comme si de rien n’était, malgré la douleur, physique et morale. Mais le soir, le cœur n’y était pas, j’allais me coucher tôt au lieu de profiter des copains et je pleurais en silence.

Ils n’en ont jamais rien su, même aujourd’hui je n’ai pas réussi à leur dire, je ne sais pas pourquoi. Ils connaissent une bonne partie de nos déboires pourtant, mais à l’époque on gardait encore tout pour nous, alors leur dire maintenant, ça me paraissait bizarre.

Mais à l’évocation de certains moments de nos dernières vacances, mon petit cœur s’est à nouveau serré très fort. Je me suis souvenu de cette crêpe dans le nouveau bar qui venait d’ouvrir en bas des pistes, cette crêpe dont je n’ai pas pu manger plus de 2 bouchées, à cause de la douleur et des nausées encore présentes. Et cette ballade, qu’ils ont faite sans moi et dont ils reparlent souvent en riant à pleins poumons tant il s’est passé de trucs loufoques ce jour-là. Je n’y étais pas, ayant dû reprendre le chemin de l’hôpital pour un rdv de contrôle. Et tant de choses encore. C’est loin et si proche à la fois. J’ai le sentiment qu’une éternité s’est écoulée depuis tant ma vie a changé. Mais la simple évocation de ces moments me ramène immédiatement à l’état d’esprit dans lequel j’étais à l’époque.

Dans ces moments-là je regarde mes enfants, je les serre très fort contre moi et les couvre de baisers (quand ils se laissent faire), mesurant une fois de plus la chance que j’ai de les avoir et l’ampleur des blessures que ce parcours a laissées.

Anecdotes larmoyantes

J’en parlais dans mon dernier article. Ces derniers mois, je me suis retrouvée plusieurs fois dépassée par mes émotions. Rien de grave bien sûr, mais je pense symptomatique de quelque chose quand même, reste à savoir de quoi. Parfois je me dis que j’ai dû être forte tellement de fois dans ce parcours de 9 ans pour avoir mes 2 amours, que maintenant que la page se tourne, la digue a cédé pour de bon et l’eau coule à flot. Voici donc quelques situations vécues récemment.

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8 mois et états d’âme

Ca fait un petit moment que je n’ai pas écrit. Je n’en ressens plus trop le besoin et j’avoue que ça fait du bien. Parfois je vis une situation où je me dis, « tiens, je pourrai l’écrire dans un article », mais finalement, non, ce n’est pas si intéressant.

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Nous sommes 25 millions d’Européens infertiles !

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Semaine Européenne de la Fertilité

Bonjour à tous

Tous les ans Fertility Europe organise au mois de novembre, une semaine européenne sur la fertilité et l’infertilité.

Cette année BAMP a trouvé le temps pour y participer (voir la vidéo à la fin) et nous vous proposons de participer vous aussi à cette semaine Européenne de la Fertilité via la diffusion et le partage des publications de Fertility Europe et via le challenge que BAMP mets en place pour faire du bruit en FRANCE au sujet de la fertilité et de l’infertilité.

Vous savez que cette année nous fêtons les 40 ans de Louise BROWN, premier bébé FIV né au mois de juillet 1978. C’est donc le thème de cette semaine Européenne : 40 ans de FIV ! Joyeux anniversaire ! Et vous que souhaitez-vous fêter ?

Cette semaine européenne et le challenge Français que nous vous proposons ont pour but…

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Parce que ça ne doit plus être tabou

Je partage ici le message de l’association SOS Préma :

Aujourd’hui 15 octobre, c’est la journée de sensibilisation au deuil périnatal.
Alors aujourd’hui encore plus, nous pensons à tous les parents, à toutes les familles, qui traversent cette épreuve. Rien de ce que nous dirons ne pourrait apaiser votre douleur, mais sachez que nous pensons à vous : vous n’êtes pas seuls.
Brisons le tabou du deuil périnatal, parlons-en ! Nous invitons toutes les personnes qui suivent notre page à changer leur photo de profil pour montrer leur soutien. Merci ❤️❤️❤️.

L’image contient peut-être : texte

Un énorme pensée à tous les paranges et à vos étoiles ♥♥♥ 

Unité Kangourou ou comment j’ai cru qu’on pourrait changer les choses

Suite à notre court séjour en Unité Kangourou (UK) après la naissance de la Gaufrette, et aux peu de précautions prises lors des soins aux bébés prématurés (entre 35 et 37 SA) malgré le risque de séquelles, nous avons écrit une jolie lettre à la direction de l’hôpital.

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Vivre avec ce passif

Aujourd’hui, la Graufrette a 5 mois. Et il se porte comme un charme.

Je ne réalise toujours pas que les emmerdes sont derrières moi, que j’ai bel et bien réalisé mon rêve. Je reste très émotive, je suis capable de pleurer pour un rien, une pub, une chanson (même de dessin animé), en racontant une histoire sortie d’un livre pour enfant, en regardant une femme enceinte, en évoquant mon parcours, en regardant mes miracles ou en les serrant dans mes bras.

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Que faire de ce blog?

Comme beaucoup, je me suis demandée ce que je voulais faire de ce blog maintenant que La Gaufrette nous a rejoint, qu’il n’y a plus de projet bébé. Je ne souhaite pas écrire sur ma vie en général. Ce blog, je l’ai ouvert pour extérioriser mon mal-être, partager mon expérience avec d’autres personnes qui comprennent, et j’espère donner de l’espoir maintenant que l’histoire se termine bien. Au fil des articles, j’ai découvert tous les bienfaits de l’écriture et  j’ai l’impression que j’aurais du mal à m’en passer. Mais que dire maintenant?…

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Il y a 1 an

Il y a un an, nous partions en we rien que nous 2, Mr Mousse et moi-même, Mini Mousse étant en vacances chez ses grands-parents.

Ce n’était pas un we en amoureux à proprement parlé, même si vu la rareté de la chose et le cadre fort sympathique, on le voyait un peu comme ça. A la base, c’était un we boulot pour Mr Mousse dans lequel je me suis incrustée. 2 jours d’un marché artisanal franco-suisse, dans un coin de notre région que j’aime beaucoup, juste à la frontière. Je passerai vite sur le fait que j’ai dépensé une bonne partie de la recette du we, mais c’est pas ma faute si tous les artisans du festival sont de qualité.

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Histoire de chiffres

J’avais écrit cet article il y a environ 1 an. Je ne sais plus pourquoi je ne l’ai pas publié. Il est toujours d’actualité si je modifie légèrement la fin. Alors je le poste maintenant. D’une certaine façon, il résume bien mon parcours, sous forme de chiffres et peut-être apportera-t-il de l’espoir…


Aujourd’hui, j’ai envie de parler statistiques* ou plutôt probabilité. C’est le genre d’article totalement inutile mais j’y pense souvent. D’autant que je n’ai pas tous les chiffres et quand bien même, je serais bien incapable de calculer les « chances » que tout cela se produise. Pourtant tout ça s’est produit. C’est ma vie, mon parcours.

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Ma contraception (la suite)

Voilà, j’ai pris ma décision, ce sera finalement le stérilet en cuivre. Je serai plus en accord avec moi-même en évitant la prise d’hormones supplémentaires. Il me reste à travailler sur l’acception de mes cycles, mais ça viendra.

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Quand reprendre une contraception pose question

Je préviens à l’avance, cet article risque d’en énerver certaines. A vrai dire, je m’énerve moi-même… Dans le genre éternelle insatisfaite, je me pose là. Mais bon, ça me travaille, alors j’écris…


Deux jours après l’accouchement, alors que le transfert de la Gaufrette en néonat précipitait ma sortie de la maternité, une sage-femme m’a demandé quelle contraception je voulais. Totalement prise de court, j’avais dit stérilet au cuivre, comme après Mini Mousse, pour éviter les hormones. Ca me semblait une évidence. Après m’être injecté tous ces traitements (en encore j’en ai pas eu tant que ça au final), je ne voulais plus en entendre parler. Et puis j’avais plutôt bien supporté le stérilet les quelques mois où j’avais dû le porter.

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23 jours en néonatalogie – partie 3

J’ai pas mal parlé des aspects un peu technique de l’hospitalisation de la Gaufrette et des choses difficiles qui m’ont marquée, mais pas des belles choses, alors je me lance.

Parce que quand même pendant ces 23 jours, j’ai eu beaucoup de jolis moments. Même si le contexte est particulier et si tout n’est pas rose, je n’ai jamais oublié la chance que j’avais d’être avec mon bébé.

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40 ans

Voilà, aujourd’hui, j’ai 40 ans. Je devrais être une femme épanouie, j’ai un chéri, un travail, une maison, des amis et surtout j’ai mes 2 enfants auprès auprès de moi. Seulement, ce n’est pas ce que je ressens.

Déjà je ne me sens pas femme, je ne me suis jamais sentie vraiment femme, je ne réalise pas du tout que j’ai l’âge que j’ai. Pourtant je me rends bien compte du décalage avec les plus jeunes. Il y a 10 ans, je pensais que la maternité m’aiderait à changer ça, mais en fait non. Est-ce simplement que je refuse de vieillir ou est-ce que je ne me vois pas vieillir?

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23 jours en néonatologie – partie 2

Nous sommes 2 semaines après l’accouchement. L’allaitement ne se mettant pas en place, nous décidons d’introduire les biberons afin que la Gaufrette devienne autonome et se passe de sonde, condition sinequanone pour la sortie de l’hôpital.

Sauf que le 1er jour d’introduction des biberons, ne se passe pas comme prévu… En effet, la Gaufrette se montre peu enclin à manger, il se réveille à peine et n’a pas le comportement habituel. Tout s’éclaire à la prise de température (nous prenons sa température plusieurs fois par jour pour nous assurer qu’il régule bien, ce qui n’est pas toujours le cas chez les prémas, même en lit chauffant). Il a 38°C de fièvre. Nous passerons sur l’interne qui nous soutient que ce n’est pas de la fièvre, juste un coup de chaud. Heureusement l’infirmière et la pédiatre ne sont pas de cet avis et font quelques examens : prélèvement nasal pour vérifier s’il s’agit d’une infection virale et prise de sang pour la CRP qui nous renseignera sur une éventuelle infection bactérienne.

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23 jours en néonatologie – partie 1

Une fois le transfert de la Gaufrette effectué, les choses sont radicalement différentes. En effet, en néonatologie (néonat pour les intimes), les bébés nés à 35 SA sont considérés comme prématurés. Ils ont donc des soins et des examens spécifiques, ce qui nous rassure beaucoup et nous conforte dans l’idée que l’Unité Kangourou n’est pas du tout adaptée.

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